Gloire à l’Éternel
L’Éternel s’est réjoui de voir ses enfants s’approcher de Lui avec humilité dans cette période spéciale de 40 jours de jeûne et de prière que nous venons de vivre depuis le 1er Juillet au 10 Août 2025 d’intime communion avec Lui. Quelles bénédictions de prendre un moment comme celui-ci seulement pour l’intime communion avec le Père ! Vous tous qui avez mis à part cette période pour renforcer notre connexion avec le ciel, vous êtes bénis.
D’ici quelques temps, nous allons entrer dans le 7ème Millénaire, le Sabbat de l’Éternel pour toute la terre. Les jours de souffrance et de combat entre le mal et le bien touchent à leur fin.
Les paroles de Dieu que nous trouvons dans le livre d’Ésaïe 66 :23-24 vont s’accomplir sous nos yeux dans ce 7ème Millénaire. Il est dit :
« 23 A chaque nouvelle lune et à chaque sabbat, toute chair viendra se prosterner devant moi, dit l’Éternel. 24 Et quand on sortira, on verra les cadavres des hommes qui se sont rebellés contre moi; car leur ver ne mourra point, et leur feu ne s’éteindra point; et ils seront pour toute chair un objet d’horreur. »
Les Chrétiens ont du mal à distinguer le monde du 7ème Millénaire qui est le sabbat de toute la terre, et le monde de la nouvelle terre après la purification de ce monde et la destruction de Satan avec les siens.
Nous allons dégager quelques lignes principales de distinctions entre ces deux mondes afin d’enlever la confusion de beaucoup de chrétiens.
A. Commençons par l’état de ce monde après la destruction de Satan et les siens (la nouvelle terre):
B. Dans le 7ème Millénaire, le Sabbat de toute la terre :
A Dieu la gloire, les honneurs et la puissance, aujourd’hui et à jamais, Amen, Amen, Amen !
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La prière au nom de tous les enfants de Dieu dans le monde
L’Éternel notre Dieu le Tout Puissant ; Merci pour tous tes bienfaits, merci pour cette période merveilleuse de jeûne et de prière, merci d’exaucer toutes nos demandes, merci de recevoir favorablement nos actions de grâce. Merci Père, car nous sommes aujourd’hui dans la période finale de ce monde là où tu vas manifester ta gloire comme tu l’as fait autrefois devant Pharaon, la mer rouge et au désert en faveur des Israélites. Père, ne permets jamais que l’homme devienne Dieu sur la terre. Ne permets jamais que ses plans d’éliminer sur la terre son semblable que tu as créé à ton image arrive au bout. Les méchants ont tendu un piège dans lequel ils ont planifié de jeter l’homme afin d’avoir sur la terre non pas l’homme que tu as créé mais l’homme qu’eux seulement désirent ! C’est catastrophique. Arrête Père, arrête ces plans sataniques. Il est temps aujourd’hui de manifester ta gloire comme tu l’as fait chef Pharaon. Merci Père, d’exaucer notre prière. Merci Père, car tu es notre unique Défenseur et Libérateur ! Aujourd’hui, nous tes enfants qui reconnaissons tous ces bienfaits, sois notre soutien pour toujours, sois notre conseiller, notre lumière, notre guide. Ne permets jamais que nous soyons dans leur filet tendu pour assassiner. Père, le monde est corrompu, les fléaux, les maladies, les guerres, les maux de toutes sortes, voilà ce qui constituent notre monde. C’est pourquoi, nous te disons que ton règne vienne. C’est par ton règne que le mal disparaitra. Que ta seule volonté s’accomplisse sur la terre comme au ciel. Au nom de Jésus, Amen !
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L’ALLIANCE ÉTERNELLE
« Car je ne veux pas, frères, que vous ignoriez ce mystère, afin que vous ne vous regardiez point comme sages, c’est qu’une partie d’Israël est tombée dans l’endurcissement, jusqu’à ce que la totalité des païens soit entrée. Et ainsi tout Israël sera sauvé, selon qu’il est écrit: Le libérateur viendra de Sion, et il détournera de Jacob les impiétés; et ce sera mon alliance avec eux, lorsque j’ôterai leurs péchés. En ce qui concerne l’Évangile, ils sont ennemis à cause de vous; mais en ce qui concerne l’élection, ils sont aimés à cause de leurs pères. Car Dieu ne se repent pas de ses dons et de son appel. » Romains 11: 25-29
Leçon de Lundi, le 26
Janvier 2025
Chapitre 75
Devant Anne et devant Caïphe
En entrant dans la salle du tribunal, Jean n'avait pas essayé de
dissimuler sa qualité de disciple de Jésus. Il ne rechercha pas la compagnie
des gens grossiers qui injuriaient son Maître. On ne l'interrogea pas, parce
qu'il ne s'était pas donné une fausse attitude et n'avait pas prêté aux
soupçons. Il se retira dans un coin où il pût rester inaperçu, mais aussi près
que possible de Jésus. De là il pouvait voir et entendre tout ce qui se
faisait, pendant le procès du Seigneur.
Pierre n'avait pas voulu se faire connaître. Par son air détaché il
s'était placé sur le terrain de l'ennemi, et il fut une proie facile pour la
tentation. Appelé à combattre pour le Maître, il eût été un soldat courageux;
cependant il se montra lâche lorsqu'un doigt méprisant se dirigea vers lui.
Bien des personnes, qui n'hésitent pas à lutter pour leur Maître, renient
pourtant leur foi dès qu'elles sont l'objet du ridicule. En entrant dans la
société de ceux que l'on devrait éviter, on se place sur le chemin de la
tentation. On invite, en quelque sorte, le tentateur, et on arrive à dire et à
faire des choses dont on ne se serait jamais rendu coupable dans d'autres
circonstances. Le disciple du Christ qui, de nos jours, dissimule sa foi, par
crainte des souffrances ou de l'opprobre, renie son Maître tout aussi sûrement
que ne l'a fait Pierre dans la cour du grand prêtre.
Bien que Pierre semblât ne pas s'intéresser au procès de son Maître, il
avait le coeur torturé par les injures odieuses et les mauvais traitements dont
Jésus était l'objet. De plus, il était surpris et irrité de voir que Jésus Se
laissait humilier, et ses disciples avec lui. C'est pour cacher ses vrais
sentiments qu'il essaya de se dissimuler dans la foule des persécuteurs de
Jésus. Mais son allure n'était pas naturelle. Il mentait par ses actes, et,
tout en s'efforçant de parler comme un indifférent, il ne pouvait s'empêcher de
manifester son indignation à la vue des insultes dont son Maître était abreuvé.
L'attention fut attirée sur lui une seconde fois, et, de nouveau, Il fut
accusé d'être un disciple de Jésus. Il déclara alors avec serment : « Je ne
connais pas l'homme dont vous parlez. » Une autre occasion lui fut encore
accordée. Une heure plus tard, l'un des serviteurs du grand prêtre, parent de
celui à qui Pierre avait coupé l'oreille, lui dit : « Ne t'ai-je pas vu avec
lui dans le jardin? » « Peu après, ceux qui étaient là s'approchèrent et dirent
à Pierre : Certainement toi aussi, tu es de ces gens-là, car ton langage te
trahit. » Ceci fit bondir Pierre. Comme les disciples de Jésus étaient connus
pour la correction de leur langage, Pierre qui voulait tromper ceux qui
l'interrogeaient et persévérer dans son rôle, se mit à renier son Maître en
proférant des malédictions accompagnées de jurements. De nouveau, le coq
chanta. Pierre, l'ayant entendu cette fois, se souvint des paroles de Jésus : «
Avant que le coq chante deux fois, toi tu me renieras trois fois. » (Marc
14:30)
Ces jurements avilissants étaient encore sur les lèvres de Pierre, et
les cris perçants du coq retentissaient encore à ses oreilles, lorsque le
Sauveur se détourna de ses juges pour regarder fixement le pauvre disciple. Au
même instant les yeux de Pierre furent attirés vers le Maître. Sur le tendre
visage de Celui-ci on ne lisait aucune colère, mais seulement la pitié et la
douleur.
Le coeur du renégat fut percé comme par une flèche à la vue de ce visage
pâle et souffrant, de ces lèvres tremblantes, de ce regard exprimant la
compassion et le pardon. Sa conscience se réveilla. Les souvenirs affluèrent à
son esprit. Il se rappela comment, quelques heures auparavant, il avait promis
à son Maître de l'accompagner en prison et à la mort; comment il avait été
offensé en entendant le Sauveur lui dire, dans la chambre haute, qu'il
renierait trois fois son Maître cette nuit même. Pierre venait d'affirmer qu'il
ne connaissait pas Jésus, mais il voyait, maintenant, avec douleur, combien le
Seigneur, lui, le connaissait, et avec quelle assurance Il lisait dans son
coeur, ce coeur dont lui-même ne devinait pas toute la fourberie.
Pierre se souvint de la tendre miséricorde du Sauveur, de Sa bonté, de
Sa longanimité, de Sa patience envers les disciples égarés et de
l'avertissement donné : « Simon, Simon, Satan vous a réclamés, pour vous passer
au crible comme le blé. Mais j'ai prié pour toi, afin que ta foi ne défaille
pas. » (Luc 22:31,32) Il réfléchissait avec horreur à son ingratitude, à sa
fausseté, à son parjure. Une fois de plus il dirigea ses regards vers le Maître
et aperçut une main sacrilège qui se levait pour Le frapper au visage.
Incapable de supporter plus longtemps la vue de cette scène, le coeur brisé, il
se précipita hors de la cour.
S'enfonçant dans la solitude et les ténèbres, sans savoir où il allait,
il finit par se retrouver à Gethsémané. Ce qu'il avait vu quelques heures
auparavant se présenta avec force à son esprit : Jésus pleurant et luttant
seul, en prière, tandis que dormaient ceux qui auraient dû s'unir à Lui à cette
heure d'épreuve; le visage souffrant du Seigneur, taché d'une sueur de sang et
décomposé par l'angoisse. Il se rappela la recommandation solennelle : «
Veillez et priez, afin de ne pas entrer en tentation. » (Matthieu 26:41) La
scène du tribunal repassa devant lui. Quel supplice pour son coeur saignant de
penser qu'il avait contribué à accroître l'humiliation et la douleur du
Sauveur! À l'endroit même où Jésus avait répandu son âme agonisante devant son
Père, Pierre tomba la face contre terre et souhaita mourir.
Jésus lui avait recommandé de veiller et de prier; au lieu de cela,
Pierre s'était endormi, frayant ainsi la voie à son grand péché. Tous les
disciples éprouvèrent une grande perte en dormant à cette heure critique. Le
Christ savait par quelle dure épreuve ils devaient passer. Il savait que Satan
s'efforcerait de paralyser leurs sens, pour qu'ils ne fussent pas prêts en vue
de l'épreuve. C'est pour cela qu'Il leur donna cet avertissement. S'ils avaient
passé dans le jardin ces heures à veiller et à prier, Pierre n'eût pas été
abandonné à ses faibles forces; il n'eût pas renié son Maître. Si les disciples
avaient veillé avec le Christ pendant Son agonie, ils eussent été préparés aux
souffrances de la croix. Ils auraient compris, dans une certaine mesure, la
nature de l'angoisse qui terrassa leur Maître; ils se seraient rappelé les
paroles par lesquelles Il avait prédit Ses souffrances, Sa mort et Sa
résurrection. Quelques rayons d'espérance eussent percé les ténèbres de cette
heure d'épreuve et soutenu leur foi.
Dès qu'il fit jour, le sanhédrin se rassembla à nouveau et Jésus fut
ramené dans la salle du conseil. Il S'était déclaré le Fils de Dieu, et l'on
s'était emparé de Ses paroles pour en faire un chef d'accusation contre Lui.
Mais cela ne suffisait pas à Le faire condamner, car plusieurs, n'ayant pas
assisté à la séance nocturne, n'avaient, par conséquent, pas entendu Ses
paroles. On savait aussi que le tribunal romain n'y verrait rien qui fût digne
de mort. Mais si l'on pouvait recueillir une seconde fois de Ses lèvres les
paroles qu'Il avait prononcées, le but serait atteint. On ferait passer Ses
prétentions à la messianité pour une tentative de sédition politique.
« Ils dirent : Si tu es le Christ, dis-le nous. » Mais Jésus garda le silence. On continua de L'accabler de questions. Il finit par leur répondre, avec les accents de la plus profonde tristesse : « Si je vous le dis, vous ne le croirez point; et si je vous interroge, vous ne répondrez point. » Et afin de les laisser sans excuse, le Sauveur ajouta cet avertissement solennel : « Désormais le Fils de l'homme sera assis à la droite de la puissance de Dieu. » (Luc 22:68, version Lausanne). (Leçon de l’École du sabbat du 30 Mars 2025 porte sur le livre “JESUS-CHRIST » d’Ellen G. White)
Leçon de Mardi,
le 27 Janvier 2025
Chapitre 75
Devant Anne
et devant Caïphe
« Tu es donc le Fils de Dieu? » s'écrièrent-ils tous d'une seule voix.
Il leur répondit : « Vous le dites, je le suis. » Alors ils s'écrièrent : «
Qu'avons-nous encore besoin de témoignage? Nous l'avons entendu nous-mêmes de
sa bouche. »
Ainsi, condamné pour la troisième fois par les autorités juives, Jésus
devait mourir. Il ne fallait plus qu'une chose, pensait-on obtenir des Romains
la ratification de cette sentence et Le livrer entre leurs mains.
Suivit une troisième scène de mauvais traitements et de moqueries pires
encore que ceux dont L'avait abreuvé une tourbe ignorante. Ceci eut lieu en
présence même des prêtres et des principaux, et avec leur approbation. Tout
sentiment de pitié et d'humanité avait abandonné leurs coeurs. Si leurs
arguments n'avaient pas de poids, et s'ils n'avaient pas réussi à Lui imposer
le silence, ils disposaient d'autres armes, celles dont on s'est servi à toute
époque pour réduire les hérétiques : la souffrance, la violence et la mort.
Quand les juges eurent prononcé la condamnation de Jésus, une fureur
diabolique s'empara de la foule. C'était comme un rugissement de bêtes féroces.
La populace se précipita vers Jésus en criant : Il est coupable, qu'on Le mette
à mort! Sans l'intervention des soldats romains, Jésus n'aurait pas vécu assez
longtemps pour être cloué à la croix du Calvaire. Il eût été mis en pièces en
présence de Ses juges, si les autorités romaines n'avaient opposé la force
armée à la violence de la populace.
Des païens étaient irrités par les traitements brutaux infligés à un
homme contre lequel rien n'avait été prouvé. Les officiers romains déclaraient
qu'en condamnant Jésus les Juifs avaient porté atteinte au pouvoir romain et
que d'ailleurs condamner à mort un homme sur son propre témoignage seulement
était une chose incompatible avec la loi juive. Cette intervention ralentit
momentanément la procédure, mais les chefs juifs étaient totalement insensibles
à la pitié comme à la honte.
Oubliant la dignité de leur office, les prêtres et les principaux
lancèrent contre le Fils de Dieu les épithètes les plus abjectes. On se moquait
de Sa parenté. On disait qu'en Se proclamant le Messie Il S'était rendu
coupable de présomption et qu'Il méritait la mort la plus ignominieuse. Les
hommes les plus corrompus infligeaient au Sauveur des traitements infâmes. On
jeta sur Sa tête un vieux vêtement et Ses persécuteurs Le frappèrent au visage
en disant : « Christ, devine, dis-nous qui t'a frappé. » Quand on Lui ôta Son
vêtement, un misérable Lui cracha au visage. Les anges de Dieu enregistraient
fidèlement chaque regard, chaque parole et chaque acte injurieux dont leur Chef
bien-aimé était l'objet. Le jour viendra où ces vils moqueurs qui ont craché sur
le visage calme et pâle du Christ Le verront dans Sa gloire, plus
resplendissant que le soleil.
Leçon de Mercredi, le 28
Janvier 2025
Chapitre 76
Judas
Judas aurait pu être honoré de Dieu; au lieu de cela, il finit
misérablement sa vie. S'il était mort avant le dernier voyage à Jérusalem, il
aurait laissé le souvenir d'un homme digne d'avoir sa place parmi les douze, et
sa disparition eût fait un grand vide. L'infamie qui est restée attachée à son
nom, à travers les siècles, est due aux vices qu'il a manifestés vers la fin de
sa vie. Mais c'est à dessein que son caractère a été dévoilé. Il devait servir
d'avertissement à tous ceux qui, comme lui, trahiraient leur mission sacrée.
Peu de temps avant la Pâque, Judas avait renouvelé son contrat avec les
prêtres, à l'effet de leur livrer Jésus. On décida d'arrêter le Sauveur dans
l'un des endroits où Il Se retirait pour méditer et prier. Après le banquet
célébré chez Simon, Judas avait eu l'occasion de réfléchir sur l'acte qu'il
s'était engagé à accomplir, mais il resta ferme dans son dessein. Pour trente
pièces d'argent, – le prix d'un esclave, – il livra le Seigneur de gloire à
l'ignominie et à la mort.
Par nature, Judas était fort attaché à l'argent. Il n'avait pas toujours
été assez corrompu pour accomplir une action aussi noire, mais à force de
cultiver l'esprit d'avarice, celui-ci avait fini par dominer complètement sa
vie. L'amour de Mammon dépassait chez lui l'amour du Christ. En devenant
l'esclave d'un vice, il s'était livré à Satan, qui devait l'entraîner jusque
dans les bas-fonds du péché.
Judas s'était joint aux disciples alors que le Christ avait les foules
pour Lui. L'enseignement du Sauveur remplissait les coeurs d'émotion tandis
qu'on L'écoutait, ravi, dans les synagogues, au bord de la mer, ou sur la
montagne. Des villes et des villages Judas avait vu accourir les malades, les
infirmes, les aveugles; il avait vu déposer aux pieds de Jésus des mourants; il
avait été témoin des oeuvres puissantes du Sauveur, alors qu'Il guérissait ces
malades, chassait les démons et ressuscitait les morts. Il avait ressenti en
lui-même la puissance du Christ. L'enseignement divin lui avait paru supérieur
à tout ce qu'il avait jamais entendu. Il avait aimé le grand Maître, et désiré
L'accompagner. Il avait souhaité un changement de caractère et de vie, et
espéré que ce changement résulterait de sa relation avec Jésus. Le Sauveur ne
repoussa pas Judas et lui accorda une place parmi les douze. Il lui confia
l'oeuvre d'un évangéliste, lui communiquant le pouvoir de guérir les malades et
de chasser les démons. Mais Judas ne s'abandonna jamais totalement à
l'influence du Christ. Il ne renonça pas à son ambition mondaine et à son amour
de l'argent. Bien qu'il eût accepté d'exercer un ministère auprès du Maître, il
ne voulut jamais se laisser façonner par l'action divine. Entretenant une
disposition à la critique et à la médisance, il pensait pouvoir garder sa
liberté de jugement et d'opinions.
Judas jouissait d'une haute estime auprès des disciples sur qui il
exerçait une profonde influence. Lui-même avait assez bonne opinion de ses
qualités, et considérait ses frères comme lui étant très inférieurs, sous le
rapport du jugement et de l'habileté. Il lui semblait qu'ils ne savaient pas
saisir les occasions et tirer parti des circonstances favorables. L'Église,
pensait-il, ne pourrait jamais prospérer avec des chefs dont la vue était aussi
bornée. L'impétueux Pierre agirait sans réflexion. Jean, qui thésaurisait les
vérités sortant des lèvres du Christ, était considéré par Judas comme un pauvre
financier. Matthieu, qui avait pris l'habitude de l'ordre, était très
scrupuleux sous le rapport de l'honnêteté, et si absorbé dans la méditation des
paroles du Christ, que Judas n'aurait jamais voulu lui confier des affaires où
il fallait un esprit vif et pénétrant. Judas faisait donc la revue de tous les
disciples et s'imaginait que l'Église se trouverait souvent perplexe et
embarrassée sans son habileté d'administrateur. Il se considérait comme un
homme capable, sans égal. Il ne cessait pas de penser que sa présence était un
honneur pour la cause.
Judas était complètement aveugle en ce qui concernait ses faiblesses de
caractère; pour cette raison le Christ lui donna l'occasion de les apercevoir
et de s'en corriger. En tant que trésorier des disciples, il se trouvait appelé
à pourvoir aux nécessités du groupe et à distribuer des secours aux pauvres.
Quand Jésus lui avait dit, dans la chambre pascale : « Ce que tu fais, fais-le
vite » (Ce chapitre est basé sur Jean 13:27), les disciples avaient pensé que
le Maître lui donnait l'ordre d'acheter ce qui était nécessaire pour la fête ou
de donner quelque chose aux pauvres. En travaillant au service d'autrui, Judas
aurait pu se former un esprit désintéressé. Mais, tout en écoutant tous les
jours les leçons du Christ et en voyant Sa vie exempte d'égoïsme, Judas
caressait sa propre cupidité. Les petites sommes d'argent qui passaient entre
ses mains étaient pour lui une tentation continuelle. Souvent, lorsqu'il avait
rendu au Christ un petit service, ou consacré du temps à quelque activité
religieuse, il se dédommageait en puisant dans les maigres fonds communs. S'il
parvenait à s'excuser à ses propres yeux, au regard de Dieu il était un voleur.
Scandalisé, en entendant le Christ répéter si souvent que son royaume n'était pas de ce monde, Judas avait tracé un plan d'après lequel le Christ devait travailler. D'après lui, Jean-Baptiste aurait dû être délivré de sa prison. Mais voici que Jean avait été décapité. Au lieu d'affirmer Son droit royal et de venger la mort de Jean, Jésus s'était retiré à la campagne avec Ses disciples. Judas préconisait une attitude plus agressive et pensait que l'oeuvre eût mieux réussi si Jésus n'avait pas empêché les disciples de suivre leurs projets. Il observait l'inimitié croissante des conducteurs juifs et s'étonnait de voir leurs défis rester sans réponse quand ils demandaient au Christ un signe venant du ciel. Son coeur était accessible à l'incrédulité, et l'ennemi lui suggérait des pensées de doute et de révolte. Pourquoi Jésus insistait-Il tellement sur des pensées décourageantes? Pourquoi prédisait-Il des épreuves et des persécutions pour Lui et Ses disciples? C'est la perspective d'obtenir une haute situation dans le nouveau royaume qui avait amené Judas à épouser la cause du Christ. Ses espérances allaient-elles être déçues? Judas n'était pas convaincu que Jésus ne fût pas le Fils de Dieu, mais il doutait, et il cherchait quelque autre explication à Ses oeuvres miraculeuses. (Leçon de l’École du sabbat du 30 Mars 2025 porte sur le livre “JESUS-CHRIST » d’Ellen G. White)
Leçon de Jeudi, le 29
Janvier 2025
Chapitre 76
Judas
En dépit de l'enseignement du Sauveur, Judas avançait continuellement
l'idée que le Christ allait régner à Jérusalem. Lorsque cinq mille hommes
furent rassasiés, il essaya de réaliser son dessein; ayant participé à la
distribution de la nourriture faite à la multitude affamée, il avait eu
l'occasion de voir le bien qu'il lui était donné de faire à d'autres. Il avait
goûté la satisfaction que l'on éprouve toujours au service de Dieu et s'était
employé à amener au Christ les malades et les affligés qui se trouvaient dans
la foule. Il avait vu quel soulagement, quelle joie, quel bonheur apporte au
coeur humain la puissance vivifiante du Guérisseur et il aurait été capable de
comprendre les méthodes du Christ; mais il était aveuglé par ses désirs
égoïstes. Il voulait d'abord tirer parti de l'enthousiasme qu'avait provoqué le
miracle de la multiplication des pains. C'est lui qui avait mis sur pied le
projet de s'emparer du Christ, par la force, pour Le couronner Roi. Sa
déception avait été d'autant plus grande que ses espérances étaient plus
vastes.
Le discours prononcé par le Christ, dans la synagogue, au sujet du Pain
de vie, fut décisif dans l'histoire de Judas. Il entendit les paroles : « Si
vous ne mangez la chair du Fils de l'homme et si vous ne buvez son sang, vous
n'avez pas la vie en vous. » (Jean 6:53) Il vit que le Christ offrait plutôt
des biens spirituels que des biens matériels. Se croyant intelligent, il lui
semblait deviner que Jésus n'obtiendrait point d'honneurs et ne pourrait pas
accorder de hautes positions à Ses disciples et il décida qu'il ne s'unirait
pas au Christ d'une façon si intime qu'il ne pût se dégager. Il allait
surveiller les événements.
Dès lors, il exprima des doutes qui jetèrent la confusion dans l'esprit
des disciples; il égarait ceux-ci en provoquant des discussions, en répétant
les arguments que les scribes et les pharisiens opposaient aux prétentions du
Christ. Toutes les difficultés et les contrariétés petites ou grandes, ainsi
que les obstacles qui paraissaient retarder les progrès de l'Évangile, étaient
pour Judas autant de raisons de douter. Il citait des passages de l'Écriture
qui n'avaient point de rapport avec les vérités que le Christ enseignait. Ces
passages, isolés de leur contexte, troublaient les disciples et augmentaient le
découragement dont ils étaient sans cesse menacés. Judas laissait croire qu'il
obéissait à sa conscience. Et pendant que ses compagnons cherchaient des
preuves qui vinssent confirmer les paroles du grand Maître, Judas les
conduisait insensiblement sur d'autres sentiers. C'est ainsi qu'avec une
apparence de piété et de sagesse il présentait les choses sous un autre jour
que celui sous lequel Jésus les avait présentées et donnait à Ses paroles une
signification qu'elles n'avaient pas. Les suggestions de Judas avaient pour
effet de pousser constamment les disciples dans la voie des ambitions
temporelles et de les détourner ainsi des choses importantes dont ils auraient
dû s'occuper. C'est lui qui, en général, provoquait des discussions pour savoir
lequel d'entre eux était le plus grand.
Lorsque Jésus dit au jeune homme à quelle condition Il le prendrait pour
disciple, Judas en éprouva du déplaisir. Il crut qu'une erreur avait été
commise. Des hommes comme ce chef, recrutés parmi les croyants, auraient
puissamment soutenu la cause du Christ. Judas se croyait capable de donner des
conseils et suggérait bien des plans qu'il prétendait avantageux pour la petite
Église. Ses principes et ses méthodes ne seraient pas tout à fait ceux du
Christ, mais il se jugeait à ce sujet plus sage que son Maître.
Il y avait toujours quelque chose que Judas ne pouvait accepter dans
tout ce que le Christ disait aux disciples. Sous l'influence du traître, un
levain de mécontentement agissait rapidement. Les disciples ne se rendaient pas
compte du danger, mais Jésus s'apercevait que Satan faisait endosser à Judas sa
livrée et faisait de lui un instrument pour influencer les autres disciples.
C'est ce que le Christ avait donné à entendre une année auparavant. « N'est-ce
pas moi qui vous ai choisis, vous les douze? avait-il dit. Et l'un de vous est
un démon. » (Jean 6:70)
Cependant Judas ne s'opposait pas d'une manière ostensible aux
enseignements du Sauveur. C'est au banquet offert par Simon qu'il osa, pour la
première fois, exprimant ses sentiments d'avarice, murmurer ouvertement,
lorsque Marie oignit les pieds du Sauveur. Le reproche de Jésus le remplit de
fiel. L'amour-propre blessé et le désir de vengeance rompirent leurs digues et
la cupidité qu'il avait si longtemps caressée prit complètement possession de
lui. La même chose. arrivera à tous ceux qui s'obstinent à jouer avec le péché.
Les principes mauvais, non combattus et vaincus, offrent une prise aux
tentations, et l'âme devient captive de la volonté de Satan.
Judas n'était cependant pas encore complètement endurci. Même alors qu'à
deux reprises il avait pris l'engagement de trahir le Sauveur, il lui restait
encore la possibilité de se repentir. Pendant le souper de Pâque, Jésus avait
montré Sa divinité en dévoilant le dessein du traître. Il avait eu la bonté
d'inclure Judas dans le ministère exercé en faveur des disciples. Mais le
dernier appel de l'amour resta sans réponse. Alors le destin de Judas fut fixé
irrévocablement, et les pieds que Jésus venait de laver s'en allèrent accomplir
l'oeuvre du traître.
Judas raisonnait ainsi : Si Jésus doit être crucifié, il faut que la
chose arrive. L'acte par lequel le Sauveur serait trahi ne changerait rien au
résultat. Et si Jésus ne doit pas mourir, Il Se verra forcé de Se délivrer
Lui-même. De toute manière, Judas tirerait profit de sa perfidie. Il pensait
donc faire une bonne affaire en livrant son Maître.
Leçon de Vendredi,
le 30 Janvier 2025
Chapitre 76
Judas
Judas ne pensait pas que le Christ Se laisserait arrêter. Il se
proposait, en Le trahissant, de Lui donner une leçon et voulait obliger le
Sauveur à le traiter dorénavant avec respect. Judas ne savait pas qu'il livrait
le Christ à la mort. Combien de fois, par les illustrations frappantes qui
accompagnaient ses paraboles, le Sauveur avait réussi à mettre hors de la voie
les scribes et les pharisiens et les avait forcés à se condamner eux-mêmes.
Souvent, quand la vérité les avait blessés au coeur, pleins de rage, ils
avaient saisi des pierres pour le lapider; mais toujours Il leur avait échappé.
Il S'était évadé de tant de pièges, que Judas était certain qu'Il ne Se
laisserait jamais prendre; il décida de risquer l'aventure. Si Jésus était
vraiment le Messie, les gens auxquels Il avait fait tant de bien se
rallieraient sous Son drapeau et Le proclameraient Roi. Ceci contraindrait bien
des esprits indécis à prendre parti. Judas aurait l'honneur d'avoir placé le
Roi sur le trône de David; et cet acte lui assurerait la première place,
immédiatement après le Christ, dans le nouveau royaume.
Le faux disciple joua son rôle : il trahit Jésus. Lorsque, dans le
jardin, il avait dit à l'entraîneur de la foule : « Celui a qui je donnerai un
baiser, c'est lui saisissez-le » (Matthieu 26:48), il croyait fermement que le
Christ s'échapperait de leurs mains. Et si on lui avait adressé des reproches,
il se serait défendu en disant : Ne vous ai-je pas dit de bien le tenir?
On le prit au mot, et Jésus fut lié fortement. Judas eut la surprise de
constater que le Sauveur Se laissait emmener. Il Le suivit, anxieux, depuis le
jardin jusqu'au lieu où se tint le procès devant les chefs de la nation juive.
Il s'attendait à tout moment à ce qu'Il Se manifestât, à la grande surprise de
Ses ennemis, comme le Fils de Dieu, et à ce qu'Il anéantit les desseins ourdis
contre Lui. Mais, à mesure que les heures s'écoulaient, Jésus subissant tous
les mauvais traitements qu'on lui infligeait, le traître commença à redouter
d'avoir livré son Maître à la mort.
Vers la fin du procès, Judas ne pouvait supporter plus longtemps les
tortures de sa conscience. Soudain une voix rauque retentit dans la salle, et
jeta dans tous les coeurs un frémissement de terreur : Il est innocent; Caïphe,
épargne-le!
On vit Judas – c'était un homme de haute stature – se frayer un passage
à travers la foule étonnée. Il était pâle et hagard, et de grosses gouttes de
sueur ruisselaient de son front. Se précipitant devant le siège du juge, il
jeta à terre, en présence du grand prêtre, les trente pièces d'argent, reçues
pour livrer son Maître. Puis, saisissant vivement la robe de Caïphe, il le
supplia de relâcher Jésus, assurant qu'Il n'avait rien fait qui fût digne de
mort. Caïphe, bien que confus et hésitant, se dégagea avec colère. La perfidie
des prêtres était manifeste. On voyait clairement qu'ils avaient corrompu le
disciple pour qu'il trahit son Maître.
« J'ai péché, s'écria Judas, en livrant le sang innocent. » Mais le
grand prêtre, qui s'était ressaisi, lui répondit d'un ton méprisant : « Que
nous importe? Cela te regarde. » (Matthieu 27:4) Les prêtres avaient bien voulu
se servir de Judas comme d'un instrument, mais ils méprisaient sa bassesse.
Quand il se présenta pour confesser sa faute, ils le repoussèrent.
Alors Judas se jeta aux pieds de Jésus, le reconnaissant comme Fils de
Dieu, et le suppliant de Se délivrer. Le Sauveur ne fit aucun reproche au
traître. Il savait cependant que Judas n'éprouvait pas une vraie repentance; un
sentiment intolérable de réprobation et la perspective du jugement avaient
arraché cette confession à son âme coupable; mais son coeur n'était pas brisé
de douleur à la pensée d'avoir trahi le Fils immaculé de Dieu et renié le Saint
d'Israël. Néanmoins Jésus ne prononça aucune parole de condamnation. Il jeta
sur Judas un regard de pitié, et dit : « C'est pour cette heure que je suis
venu dans le monde. »
Un murmure de surprise parcourut l'assemblée. La patience du Christ à
l'égard du traître était un sujet d'étonnement pour tous. On eut, une fois de
plus, la conviction que cet homme n'était pas un simple mortel. Mais on ne
pouvait comprendre pourquoi, s'Il était vraiment le Fils de Dieu, Il ne Se
dégageait pas de Ses liens et ne triomphait pas de Ses accusateurs.
Voyant que ses supplications restaient vaines, Judas se précipita hors
de la salle en s'écriant : C'est trop tard! c'est trop tard! Il ne se sentait
pas capable de vivre pour voir Jésus crucifié, et, dans son désespoir, il alla
se pendre.
Un peu plus tard, ce même jour, sur la route qui du palais de Pilate
conduisait au Calvaire, les cris tumultueux et les moqueries de la foule
méchante qui accompagnait Jésus au lieu de l'exécution furent interrompus. En
passant près d'un endroit retiré on vit au pied d'un arbre desséché le corps de
Judas. C'était un spectacle horrible. Sous le poids de son corps la corde avec
laquelle il s'était pendu à l'arbre s'était rompue. Sous l'effet de la chute le
corps s'était déchiqueté et des chiens étaient occupés à le dévorer. Ses restes
furent immédiatement ensevelis pour les soustraire à la vue; mais il y eut dès
lors moins de moqueries dans la foule, et chez plus d'une personne la pâleur du
visage révélait les pensées intérieures. Déjà la rétribution semblait atteindre
ceux qui s'étaient rendus coupables du sang de Jésus.
Leçon de Samedi, le 31
Janvier 2025
Chapitre 77
Dans le prétoire de Pilate
Le Christ, lié comme un prisonnier et entouré de soldats chargés de Le
garder, Se tient dans la salle du tribunal de Pilate, le gouverneur romain. (Ce
chapitre est basé sur Matthieu 27:2,11-31; Marc 15:1-20; Luc 23:1-25; Jean
18:28-40; 19:1-16) La salle ne tarde pas à se remplir de spectateurs. Dehors,
tout près de l'entrée, se trouvent les juges du sanhédrin, les prêtres, les
chefs, les anciens et la populace.
Après avoir condamné Jésus, le conseil du sanhédrin s'était adressé à
Pilate pour qu'il confirmât et exécutât la sentence; ces fonctionnaires juifs
se gardaient bien d'entrer dans le prétoire romain : aux termes de la loi
cérémonielle, cela eût constitué une souillure ayant pour effet de les empêcher
de prendre part à la fête de Pâque. Ils ne voyaient pas, dans leur aveuglement,
qu'une haine sanguinaire avait déjà souillé leurs coeurs et qu'en rejetant le
Christ, le véritable Agneau pascal, cette grande fête perdait pour eux toute
signification.
Quand le Sauveur fut introduit auprès de Pilate, celui-ci le regarda
d'un oeil sévère. Le gouverneur romain avait dû sortir en hâte de sa chambre à
coucher, et il était décidé à traiter son prisonnier avec rigueur, s'acquittant
de sa tâche le plus rapidement possible. Il dévisagea avec dureté cet homme
pour qui l'on avait interrompu son repos à une heure aussi matinale et que les
autorités juives désiraient voir examiné et puni en toute hâte.
Pilate considéra ceux qui avaient amené Jésus; puis son regard pénétrant
se fixa à nouveau sur Jésus. Il avait eu affaire à toutes sortes de criminels;
jamais pourtant on ne lui avait amené un homme ayant une telle expression de
bonté et de noblesse. Sur son visage, aucun signe de culpabilité, aucune marque
de frayeur, d'audace ou de défi. Pilate avait devant lui un homme à l'attitude
calme et digne, qui loin de porter l'empreinte du crime, reflétait au contraire
quelque chose de céleste.
L'apparence du Christ produisit sur Pilate une impression favorable qui
réveilla ce qu'il y avait de meilleur en lui. Il avait entendu parler de Jésus
et de Ses oeuvres. Sa femme l'avait entretenu des actes étonnants accomplis par
le prophète galiléen qui guérissait des malades et ressuscitait des morts. Ces
choses revinrent, comme un songe, à l'esprit de Pilate. Il se rappela les
rumeurs qui lui étaient parvenues de différentes sources. Il exigeait que les
Juifs fournissent des preuves contre le prisonnier.
Qui est cet homme, et pourquoi me l'avez-vous amené? dit-il. Quelle
accusation pouvez-vous faire valoir contre lui? Les Juifs, décontenancés, ne
souhaitaient pas un interrogatoire public, sachant bien qu'ils ne pourraient
prouver leurs accusations contre le Christ. Ils répondirent donc qu'il
s'agissait d'un imposteur du nom de Jésus de Nazareth.
Pilate insista : « Quelle accusation portez-vous contre cet homme? » Au
lieu de répondre directement, les prêtres manifestèrent leur mécontentement par
ces paroles : « Si ce n'était pas un malfaiteur, nous ne te l'aurions pas
livré. » Lorsque des membres du sanhédrin, les premiers hommes de la nation,
t'amènent un homme qu'ils jugent digne de mort, est-il besoin de demander de
quoi cet homme est accusé? Ils supposaient que Pilate, par égard pour leur
charge, prendrait en considération leur requête sans trop prolonger les
préliminaires. Ils étaient impatients d'obtenir confirmation de leur sentence,
car ils savaient fort bien que ceux qui avaient été témoins des oeuvres
merveilleuses du Christ pourraient faire un récit tout différent de celui que
les prêtres avaient forgé.
Étant donné le caractère faible et indécis de Pilate, les prêtres
pensaient réaliser leur dessein sans difficulté. Il lui était déjà arrivé
auparavant de signer des condamnations à mort non motivées. Il faisait peu de
cas de la vie d'un prisonnier; que ce dernier fût innocent ou coupable, cela
lui était indifférent. Les prêtres espéraient que Pilate infligerait à Jésus,
sans l'avoir entendu, la peine de mort, et ils sollicitaient cela comme une
faveur, à l'occasion de leur grande fête nationale.
Mais il y avait en ce prisonnier quelque chose qui retenait Pilate et
l'empêchait d'agir ainsi. Il devinait le dessein des prêtres et se rappelait
que, peu de temps auparavant, Jésus avait ramené à la vie Lazare, enseveli
depuis quatre jours; il voulait donc, avant de signer la sentence de mort,
savoir de quelles accusations Jésus était chargé et connaître les preuves
justifiant celles-ci.
Si votre jugement suffit, dit-il, pourquoi m'amenez-vous le prisonnier?
« Prenez-le vous-mêmes et jugez-le selon votre loi. » Les prêtres durent alors
avouer qu'ils L'avaient déjà condamné, mais qu'il leur fallait l'approbation de
Pilate pour rendre valide leur condamnation. Quel a été votre verdict? demanda
Pilate. La mort, répondirent-ils, mais il ne nous est pas permis de faire
mourir personne. Ils demandaient à Pilate de reconnaître sur leur parole la
culpabilité du Christ et de donner force de loi à leur arrêt; ils prendraient
la responsabilité des conséquences.
Pilate n'était pas un juge consciencieux et juste; mais, si grande que
fût sa faiblesse de caractère, il ne voulait condamner Jésus que si une
accusation valable était produite contre lui.
Les prêtres se trouvaient dans une impasse, comprenant qu'ils devaient
cacher leur hypocrisie sous le voile le plus épais. Il ne fallait pas laisser
voir que le Christ avait été arrêté pour des motifs religieux, autrement leurs
poursuites n'auraient aucune valeur aux yeux de Pilate. Il fallait donner à
entendre que Jésus agissait contre la loi commune, et qu'Il pouvait être puni
pour un délit politique. Des tumultes et des insurrections contre le
gouvernement romain éclataient à tout moment parmi les Juifs. Les Romains
avaient coutume d'exercer une répression implacable pour étouffer dans l'oeuf
toute tentative de révolte.
Quelques jours auparavant, les pharisiens avaient essayé de prendre
Jésus au piège, en lui posant cette question : « Nous est-il permis, ou non, de
payer le tribut à César? » Mais Jésus avait démasqué leur hypocrisie. Les
Romains qui se trouvaient présents avaient assisté à la défaite totale de ces
intrigants, grâce à Sa réponse : « Rendez donc à César ce qui est à César. »
(Luc 20:22-25)
Les prêtres prêtèrent au Christ la réponse qu'ils avaient espéré obtenir
de Lui et pour sortir d'embarras ils firent appel à de faux témoins. Alors «
ils se mirent à l'accuser, en disant : Nous avons trouvé celui-ci qui incitait
notre nation à la révolte, empêchait de payer le tribut à César et se disait
lui-même Christ, roi. » Trois accusations, toutes moins fondées les unes que
les autres. Les prêtres le savaient bien, mais ils étaient décidés à atteindre
leur but, fût-ce au prix d'un parjure.
Leçon de Dimanche, le 1er
Février 2025
Chapitre 77
Dans le prétoire de Pilate
Pilate pénétra leur intention. Il ne croyait pas que le prisonnier eût
conspiré contre le gouvernement. Son apparence pleine de douceur et d'humilité
suffisait à démentir ces accusations. Convaincu qu'une trame avait été ourdie
en vue de supprimer un innocent qui gênait les dignitaires juifs, Pilate, se
tournant vers Jésus, Lui demanda : « Es-tu le roi des Juifs? » Le Sauveur
répondit : « Tu le dis. » Et ce disant Son visage S'illumina comme s'il
reflétait un rayon de soleil.
Ayant entendu la réponse, Caïphe et ses associés prirent Pilate à témoin
que Jésus avait avoué le crime dont on L'accusait. Avec des cris tumultueux,
prêtres, scribes et pharisiens demandèrent qu'Il fût condamné à mort. La
populace leur faisait écho et le vacarme était assourdissant. Pilate ne savait
que faire. Voyant que Jésus ne répondait pas à Ses accusateurs, il lui dit : «
Ne réponds-tu rien? Vois tout ce dont ils t'accusent. Et Jésus ne fit plus
aucune réponse. »
Le Christ Se tenait derrière Pilate, à la vue de tous ceux qui se
trouvaient dans la cour, et Il entendait les insultes. Cependant Il ne répondit
pas aux accusations mensongères dirigées contre Lui. Toute Son attitude disait
assez qu'Il avait le sentiment de Son innocence. Les vagues furieuses qui
déferlaient sur Lui Le laissaient impassible. On aurait dit qu'une houle
impétueuse, s'élevant toujours plus haut, comme les vagues de l'océan soulevées
par la tempête, se brisait autour de Lui, sans Le toucher. Il restait
silencieux, mais Son silence était éloquent. Une lumière, venant de
l'intérieur, illuminait toute sa personne.
L'attitude de Jésus étonnait Pilate. Il se demandait : Cet homme se
désintéresse-t-il des poursuites dirigées contre lui parce qu'il ne se soucie
pas de sauver sa vie? Voyant Jésus supporter les injures et les moqueries sans
Se défendre, il sentait bien que l'accusé ne pouvait être aussi injuste que les
prêtres en fureur. Pour savoir la vérité et se soustraire en même temps au
tumulte de la foule, Pilate prit Jésus à part, et L'interrogea de nouveau : «
Es-tu le roi des Juifs? »
Jésus ne répondit pas directement. Il savait que le Saint-Esprit
S'efforçait de gagner Pilate, aussi lui donna-t-Il l'occasion d'exprimer sa
conviction. « Est-ce de toi-même que tu dis cela, demanda-t-il, ou d'autres te
l'ont-ils dit de moi? » En d'autres termes, la question de Pilate
s'inspirait-elle des accusations formulées par les prêtres, ou du désir
d'obtenir du Christ de la lumière? Pilate comprit, mais un sentiment d'orgueil
s'éleva en son coeur; il n'avoua pas la conviction qui s'était emparée de lui.
« Moi, suis-je donc Juif? dit-il. Ta nation et les grands-prêtres t'ont livré à
moi; qu'as-tu fait? »
Pilate avait laissé passer une occasion unique. Néanmoins Jésus ne
voulut pas le laisser sans lui donner plus de lumière. Sans répondre
directement à la question de Pilate, il définit clairement Sa mission, faisant
comprendre au gouverneur qu'il n'était pas à la recherche d'un trône terrestre.
Jésus dit : « Mon royaume n'est pas de ce monde. Si mon royaume était de
ce monde, mes serviteurs auraient combattu pour moi, afin que je ne sois pas
livré aux Juifs; mais maintenant, mon royaume n'est pas d'ici-bas. Pilate lui
dit : Tu es donc roi? Jésus répondit : Tu le dis : je suis roi. Voici pourquoi
... je suis venu dans le monde : pour rendre témoignage à la vérité. Quiconque
est de la vérité écoute ma voix. »
Le Christ déclara que Sa Parole est la clé du mystère pour ceux qui sont
préparés à la recevoir. Cette Parole se recommandait elle-même, et le secret
des progrès du royaume de vérité résidait dans la puissance de cette Parole.
Jésus désirait faire comprendre à Pilate que son âme ruinée ne pouvait être
restaurée qu'à une condition : recevoir et s'approprier la vérité.
Pilate désirait connaître la vérité. Il y avait de la confusion dans son
esprit. Il écoutait attentivement les paroles du Sauveur et un vif désir
naissait en son coeur de savoir ce qu'était vraiment la vérité et comment il
pourrait l'obtenir. « Qu'est-ce que la vérité? » demanda-t-il. Mais il
n'attendit pas la réponse. Rappelé aux préoccupations du moment par le tumulte
du dehors, car les prêtres réclamaient une décision immédiate, il sortit
au-devant des Juifs et leur dit avec solennité : « Moi, je ne trouve aucun
motif contre lui. »
De telles paroles, prononcées par un juge païen, étaient un violent
reproche à l'adresse des chefs d'Israël qui accusaient le Sauveur avec
perfidie. Quand les prêtres et les anciens eurent entendu Pilate, leur
déception et leur colère ne connurent plus de bornes. Ils s'étaient donné tant
de peine et avaient si longtemps attendu cette occasion!
En voyant que Jésus avait quelque chance d'être relâché, ils furent
prêts à Le mettre en pièces. Bruyamment ils menacèrent Pilate des censures du
gouvernement romain, lui reprochant de refuser de condamner Jésus qui,
disaient-ils, s'était élevé contre César. On entendit des voix irritées
déclarer que l'influence séditieuse de Jésus était connue dans tout le pays.
Les prêtres disaient : « Il soulève le peuple, en enseignant dans toute la
Judée, depuis la Galilée où il a commencé, jusqu'ici. »
Pilate n'avait aucunement l'intention de condamner Jésus. Il savait que
les Juifs étaient poussés par la haine et par leurs préjugés; il connaissait
son devoir : la justice voulait que le Christ fût immédiatement relâché. Mais
Pilate redoutait le mauvais vouloir du peuple. S'il refusait de leur livrer
Jésus, une révolte éclaterait, et cette perspective l'effrayait. Apprenant que
le Christ venait de Galilée, il pensa l'envoyer à Hérode, le gouverneur de
cette province, qui se trouvait alors à Jérusalem. Pilate espérait ainsi se
décharger sur Hérode de la responsabilité du procès. Il y voyait, en même
temps, une bonne occasion de mettre fin à une vieille querelle qui existait
entre lui et Hérode. En effet, ses prévisions se réalisèrent : les deux
magistrats devinrent amis, à l'occasion du procès du Sauveur.
Pilate remit Jésus entre les mains des soldats, et une foule moqueuse et
insultante L'accompagna au tribunal d'Hérode. « Lorsqu'Hérode vit Jésus, il en
eut une grande joie. » Il ne s'était encore jamais trouvé en présence du
Sauveur, mais « depuis quelque temps il désirait le voir à cause de ce qu'il
avait entendu dire de lui, et il espérait lui voir faire quelque miracle ». Cet
Hérode s'était souillé les mains en répandant le sang de Jean-Baptiste. Quand
pour la première fois il avait entendu parler de Jésus, il avait été frappé de
terreur et avait dit : « Ce Jean que j'ai fait décapiter, c'est lui qui est
ressuscité »; « c'est pour cela qu'il a le pouvoir de faire des miracles »
(Marc 6:16; Matthieu 14:2). Cependant Hérode désirait voir Jésus. Il voyait là
une occasion de sauver la vie de ce prophète; le roi espérait ainsi bannir pour
toujours de sa mémoire le souvenir de cette tête ensanglantée qu'on lui avait
apportée sur un plateau. Il désirait aussi satisfaire sa curiosité; il pensait
que si on faisait entrevoir au Christ la possibilité d'une délivrance Il serait
disposé à faire tout ce qu'on lui demanderait.
Un groupe nombreux de prêtres et d'anciens avaient accompagné Jésus chez Hérode. Quand le Sauveur fut introduit, ces dignitaires, très excités, formulèrent leurs accusations contre Lui. Mais Hérode ne leur prêta guère d'attention. Il ordonna le silence, voulant interroger Jésus. Il fit délier le Christ et blâma Ses ennemis de L'avoir si cruellement traité. Considérant avec pitié le visage serein du Rédempteur du monde, il n'y vit que sagesse et pureté. Tout comme Pilate, il était convaincu que le Christ avait été accusé par malice et par envie. (Leçon de l’École du sabbat du 30 Mars 2025 porte sur le livre “JESUS-CHRIST » d’Ellen G. White)
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Ainsi
dit l'Éternel le Chef de l'armée
« L'Éternel m'adressa la parole, et il dit: Écris la prophétie: Grave-la sur des tables, afin qu'on la lise couramment. Car c'est une prophétie dont le temps est déjà fixé, elle marche vers son terme, et elle ne mentira pas; si elle tarde, attends-la, car elle s'accomplira, elle s'accomplira certainement. Voici, son âme s'est enflée, elle n'est pas droite en lui; Mais le juste vivra par sa foi. » Habacuc 2 : 1-4
Une
nation sainte, une race élue
« Vous,
au contraire, vous êtes une race élue, un sacerdoce royal, une nation sainte,
un peuple acquis, afin que vous annonciez les vertus de celui qui vous a
appelés des ténèbres à son admirable lumière. » 1 Pierre 2: 9
On
est soit de l'Église, soit du monde
«
Sur la terre, il n'y a que deux classes : l'Église et le monde. Mais quand
l'Église fait une alliance avec le monde, que ce soit formellement ou bien en
adoptant les méthodes et les principes du monde, il n'existe qu'une seule
classe : le monde. Cependant, par la grâce de Dieu, il y a toujours eu quelques
fidèles, même aux époques de grande apostasie. » Leçon de l'École du Sabbat
(2011-2012), l'Alliance Éternelle, p.549
Que
le livre de la loi ne s'éloigne point de ta bouche
« Nul
ne tiendra devant toi, tant que tu vivras. Je serai avec toi, comme j'ai été
avec Moïse; je ne te délaisserai point, je ne t'abandonnerai point.
Fortifie-toi et prends courage, car c'est toi qui mettras ce peuple en
possession du pays que j'ai juré à leurs pères de leur donner. Fortifie-toi
seulement et aie bon courage, en agissant fidèlement selon toute la loi que
Moïse, mon serviteur, t'a prescrite; ne t'en détourne ni à droite ni à gauche,
afin de réussir dans tout ce que tu entreprendras. Que ce livre de la loi ne
s'éloigne point de ta bouche; médite-le jour et nuit, pour agir fidèlement
selon tout ce qui y est écrit; car c'est alors que tu auras du succès dans tes
entreprises, c'est alors que tu réussiras. Ne t'ai-je pas donné cet ordre:
Fortifie-toi et prends courage? Ne t'effraie point et ne t'épouvante point, car
l'Éternel, ton Dieu, est avec toi dans tout ce que tu entreprendras. »
Josué 1 : 5-9
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